Une divertissante tribune du gourou “économiste” de la gauche, monsieur Piketty, dans Le Monde, dénonce : “Des centaines de milliers de jeunes travaillent dur pour obtenir leur bac, mais rien n’est prévu pour les accueillir dans le supérieur” . Il doit vivre sur une autre Planète, monsieur Piketty: le bac est pratiquement donné, c’est la Médaille en Chocolat. Et après ? “rien n’est prévu dans le Supérieur” ? si, quand même, ce type est d’une mauvaise foi confondante. Si, on fait ce qu’on peut, mais on n’a plus de fric – et de cramer les universités n’arrange rien, à mon humble avis. Qu’on n’arrive pas à accueillir correctement les foules de génies révélés dans le Secondaire, c’est dommage, mais hélas beaucoup, possibles futurs et excellents étalagistes, graphistes, plaquistes, soudeurs, ébénistes, frigoristes… s’agglutinent en pure perte à peupler des amphis sur Sartre versus Heidegger, ou l’Abbé Prévost (trop faibles en sciences, ça ferme pas mal de portes). Ceci dit, c’est chouette, la culture, mais ça ne nourrit pas grand-monde. )
Notre réputé Canard de Référence – qui s’égare dans des articles lunaires, modèles d’écologie punitive, sur le bilan carbone du fromage ! (*) – donnait la parole, il y a peu, à monsieur Olivier Mannoni, traducteur d’allemand, et notamment du sulfureux “Mein Kampf” , le pavé maudit d’Adolf H. Bref, Olivier M., dans un essai récent, dit percevoir “la façon dont le fascisme contamine les mots avant de devenir une réalité politique” ; et de s’en inquiéter (on peut en ricaner tristement, sachant quel genre de fascisme en tenue noire, cagoules, baskets et barres de fer a saccagé notre pays hier). Mais mon propos est de vous mettre sous le nez le commentaire d’un lecteur sur cet article alarmant, façon “au loup ! au loup !” . Voici : ça vaut son pesant de cacahuètes.
” les forces fascistes commencent souvent par s’emparer des mots, du langage et du sens que l’on donne aux choses. Le retour, dans le prochain bac en France, à une évaluation renforcée de l’orthographe, de la syntaxe et de la grammaire s’inscrit malheureusement, dans cette même régression sociopolitique que la Macronie n’a cessé de concéder au fascisme français.”
On se demande même si ce ne serait pas du second degré ?
Tibert
(*) Un vrai camembert à point, face à du “fauxmage” à base de noix de cajou fermentée : miam.
