Trabajo, work, arbeit, RTT

( Protégez-moi de mes amis ; mes ennemis, je m’en charge : c’est sans doute ce que se dit la Marine, apprenant que Donald T. le bronzé vole à son secours. Free Marine ! clame-t-il sur son Réseau Très Personnel, faisant sans doute référence au bracelet électronique qui lui est assigné pour sa punef’. Avoir un soutien de ce calibre – et celui de Vladimir P. , tiens ! – constitue un élément de poids : le poids dont on leste les trucs qui aident à couler. )

Mais un truc terrible et qui me, qui nous laisse horrifiés : cette histoire d’une puéricultrice de crèche privée qui a fait boire du débouche-lavabo à une fillette de moins d’un an, laquelle en est morte, sans doute dans des souffrances terribles. Les pleurs de l’enfant la perturbaient… elle vient d’être condamnée, lourdement, c’est logique ; ça ne ramènera pas la gamine à ses parents. Mais voyons plus loin : tous les canards le soulignent, Muriel J. (*) était intellectuellement limitée, et faite pour ce boulot comme moi pour être pom-pom-girl ; zut quoi, il y a des psys pour éclairer les embauches !

Je vous cite ce qui en est dit : « M.J. « a décroché de justesse un CAP petite enfance, avec une moyenne de 140,8 sur 280. Malgré un précédent renvoi pour cause d’inaptitude, malgré les remarques de ses collègues sur ses impatiences, ses gestes brusques et sa maladresse avec les petits, (elle) a obtenu un contrat à durée indéterminée dans la crèche... » . « Je n’aurais jamais dû la recruter », a reconnu l’ancienne directrice, mortifiée.

C’est, hélas, qu’on ne trouve pas à embaucher. Dans ce pays au « modèle social » si vanté et que le monde nous envie 😉 (on vient de loin pour en profiter), on se cramponne aux RTT, aux ponts de mai, au RSA, aux alloc’s, aux 62 ans pour la retraite, au… mais pour bosser, alors là… ! Des chômeurs en veux-tu en voilà, mais pas de candidats pour des tâches pourtant utiles, humainement intéressantes – sans doute pas assez payées, c’est aussi un vrai problème. Ce pays file un mauvais coton ; quand on glorifie le rien-foutre et bien en vivre, ça augure mal de l’avenir : les voisins ne sont pas forcément dans le même esprit, ni disposés à ménager notre flemme.

Tibert

(*) C’est une Caucasienne – un nom breton, même – et sur les canards on délivre (on donne, on affiche, on révèle, on étale…) son identité. Vous aurez sûrement remarqué que d’innombrables malfrats, dealers, trafiquants, cambrioleurs, voleurs à la tire, dépouilleurs, kidnappers, surineurs… passent devant la justice en anonymes ; s’agit-il de Kevin, de Farid ou de Jean-Bernard ? silence général. C’est bizarre, tout de même.

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