Le 11 septembre du 7 octobre

On a pu le constater, ce 7 octobre était un samedi, jour de shabbat en Israël, de même qu’il est astucieux de choisir le pont du 15 août pour envahir la France. La référence à l’attaque terroriste du 11 septembre 2001 – les tours du World Trade Center – est tout à fait pertinente ici : les services secrets israéliens, pourtant réputés bons, n’ont rien vu venir ; la sidération des Israéliens ; les civils qui se trouvaient là, massacrés sans détail. Et c’est aussi une attaque terroriste, avec prises d’otages, des civils, des gosses… la comparaison s’arrête là, car c’est ici juste un début, quand le 11-09-2001 était un coup de tonnerre.

Disons deux-trois mots de cette tragédie, qui divise l’opinion. Un sondage du Figaro sur la question « La France doit-elle apporter son aide à Israël ? » donne 49,75 % contre 50,25 : quasi égalité ; c’est dire si les Français (plutôt conservateurs, là : c’est le lectorat classique du Figaro) sont partagés. Et c’est normal, tant est inextricable, indémerdable, et désespérante la situation au Proche-Orient, Israël, territoires palestiniens, Syrie, Liban, Kurdistan (plus loin, Iran, Irak, Yemen, Afghanistan…).

On pourra naïvement s’obstiner à rêver de deux états, israélien et palestinien, seule solution envisageable et humainement souhaitable pour ramener la paix – moult capitales y souscrivent – mais elle est devenue chimérique, tant les positions des forces en présence se sont complexifiées et radicalisées. Une tribune du Monde titre : « L’attaque du Hamas résulte de la conjonction d’une organisation islamiste fanatique et d’une politique israélienne imbécile » : c’est ça, et c’est même pire que ça ; « imbécile » relève de la litote ; il s’agit là aussi de fanatisme, imbécile, effectivement, et le fanatisme du Hamas lui répond en écho.

On est d’abord face à un scandale territorial qui dure depuis 75 ans, la Bande de Gaza, ce camp de 365 km2 où vivotent, confinés, 2 millions de réfugiés de la désastreuse guerre de 1948. La densité de population de Monaco et Singapour… mais pas avec le même PIB ! On pourra aussi incriminer, c’est évident, l’occupation sournoise par les colons juifs – avec les encouragements du gouvernement israélien – de la Cisjordanie occupée, qui rend tout découpage territorial infaisable ; on y opposera l’islamisme jusqu’auboutiste du Hamas à Gaza, qui veut tout bonnement détruire Israël. On peut ainsi renvoyer dos à dos ces deux extrémismes, celui du Grand-Israël, qui nie jusqu’au mot « Palestine » , et celui de la disparition d’Israël. Un vrai espoir s’était ouvert avec les accords d’Oslo (la première fois, en 1993) avec Rabin et Arafat : Rabin le Juif, qui voulait construire enfin la paix, a été assassiné par un fanatique, un fanatique Juif !

Voilà… on peut supposer que le Hamas a jugé le moment opportun : la guerre de conquête que la Russie fait à l’Ukraine, et puis l’Azerbaïdjan qui pousse militairement ses pions… un n-ième front, en quelque sorte, « bénéficiant » des troubles induits par les premiers… ça va faire des tas de morts et beaucoup de malheur, ceci, très probablement sans débloquer positivement la situation. Juste rajouter à la haine.

Tibert

Un rôle de castrat ? un castrat !

On va délaisser l’actualité. Punaises de lit (dormir dans un hamac, mettre son plumard au milieu de la piscine…), Azerbaïdjan-Arménie (1-0 avant la mi-temps, et il y aura une seconde mi-temps), hold-up gouvernemental sur l’Agirc-Arrco…) : l’actualité bégaye tout autant que l’Histoire, on redécouvre inlassablement l’eau tiède… Non, je vais plutôt vous causer d’un article du Monde, hélas payant donc amputé de toute sa fin, mais bon… Il s’agit de la prochaine vague de correctitude qui, à n’en pas douter, va déferler depuis les USA sur notre malheureux pays. Le Monde nous en dit donc un peu, et ce peu nous annonce de nouveaux tracas à venir. On avait déjà la détestable, répréhensible blackface : interdiction à un Blanc de se grimer en Noir, ce serait raciste ; et voilà que débarque la jewface. En gros, qu’une goy, qu’un goy interprète le rôle de Golda Meir ou Leonard Bernstein, ça pose maintenant problème ! Seul un / une juive, mesdames-messieurs, peut interpréter un rôle de juif (*). C’est affligeant, c’est d’une connerie crasse, c’est tourner le dos à l’invention, au décalage, à la fantaisie, à la créativité… à l’esprit ! les travestis ont tout faux : seule une femme, n’est-ce-pas… et puis Chaplin, tiens, il était carrément illégitime dans le Dictateur : seul Hitler était dans le rôle ! Autant mettre le théâtre à la poubelle, et le cinéma avec. L’art, allez hop, tant qu’on y est.

Tibert

(*) On avait déjà ça avec les blagues juives… réservées aux conteurs Juifs, sous peine de soupçons malveillants. Au fait, vous la connaissez, celle-là ? c’est Schlem, qui n’arrive pas à dormir… et il se tourne, se retourne dans le lit… sa femme, Rebecca, qu’il a ainsi réveillée, l’engueule, le questionne…

Ooups… ! je ne suis pas légitime à vous la raconter, excusez.

Les AV, après les GES

Je vais vous épargner l’éloge funèbre de JPE, Jean-Pierre Elkabbach : d’autres le feront, n’en doutez pas. A cette occasion, revoyez donc les bonnes feuilles des entrevues, à la grande époque du PCF des années 70, de JPE avec Georges Marchais : c’est ce dernier qui crève l’écran, indéniablement, monstre de mauvaise foi, provocateur, grande gueule, hâbleur… comment un tel spécimen, un tel « énergumène » a-t-il pu accéder à la tête de son parti, c’est une tragique erreur de casting. Remarquez, de nos jours, notre Lider Maximo et insoumis autoproclamé, le Mélenchon, c’est pas mal non plus ! )

Et puis je tique à lire cette amorce d’entrefilet (payant) de Ouest-France : monsieur Cosson, ancien maire d’Hillion (un bled des Côtes d’Armor, dans le 2-2), et actuel député apparenté au MoDem de monsieur Bayrou… va demander à la mairie dudit bled (attention, c’est du billard à trois bandes, là, accrochez-vous) d’agir en justice contre « un film qui serait orienté politiquement et de nature à nuire gravement aux intérêts de la commune » . Il s’agit du film « Les algues vertes » , inspiré d’une BD, elle-même inspirée de faits réels, patents, historiques, mettant en cause la pollution mortelle du littoral du 2-2 par lesdites algues. Celles-ci, dont l’origine scientifique est bien documentée – les nitrates, en excès dans les eaux de ruissellement – et qui tapissent certaines plages de la baie de St-Brieuc, dégagent en pourrissant de l’hydrogène sulfuré, gaz hautement toxique. Un cheval, entre autres, en est mort…

Mais bon, vous savez tout ça… ce qui interpelle, là, c’est qu’on est revenus à l’époque de la censure ! quand Tante Yvonne – madame De Gaulle – faisait interdire, 57 ans plus tôt, le film « La religieuse » , de Rivette, film irrévérencieux envers l’Eglise Romaine. Et donc, Les algues vertes serait un film « orienté politiquement » : c’est dingue, non ? comment peut-on, comment monsieur Jolivet peut-il faire un film « orienté politiquement » ? on se demande par quelle aberration perverse.

C’est pourtant notoire, le cinéma, depuis ses tout débuts, a vu produire des films « orientés politiquement », et c’est bien normal, c’est le reflet des idées, à moins de supprimer les « mauvaises » idées. Films contestables ou pertinents, pesants navets de propagande (« Le Juif Süss » ), estimables oeuvres (« Z » , « La guerre est finie » , « L’aveu » , trois films où Yves Montand fait de la politique), monuments du 7ème art (« Alexandre Nevski » ), réquisitoires humanistes (« L’affaire Dreyfus » de Polanski) ou critiques grinçantes et transparentes (« L’ivresse du pouvoir » , de Chabrol), le cinéma produit des trucs « orientés politiquement » , à droite à gauche et au milieu ; c’est très bien comme ça. Reste aux élus bretons soucieux de contrer les thèses du film « Les algues vertes » , à démonter, argumenter, contredire, prouver… que ce film est mensonger. C’est ça la démocratie : on peut s’exprimer, débattre. On est tout ouïe.

Tibert

PS – Le titre ? AV, Algues vertes ; GES, Gaz à Effet de Serre. Les AV produisent des gaz, pas des GES, non : du H2S.

L’horreur du « mansplaining »

Je suis tombé, zappant comme j’ai coutume (*) sur les titres des canards-en-ligne, entre autres le Fig’ragots – sur cette vidéo. Le journaleux Samuel Fitoussi y expose la nature des normes actuelles de correctitude dans les films et les vidéos, en l’espèce, le surgissement normatif du woke ! Ma foi, j’ai regardé son exposé – 7 bonnes minutes – avec intérêt, et appris quelques trucs.

J’y ai compris pourquoi – je vous en entretenais dans mon billet précédent – il y a obligatoirement de la « diversité ethnique » dans les pubs de nos écrans : du blanc, oui, presque toujours, mais pas que ! diversité des couleurs, un Antillais… une Noire… deux nanas homos… un couple panaché, des gosses mélangés… c’est la règle ! de fait, Fitoussi argumente solidement, et mentionne les fermes positions « paritaires » de madame France-Télévision, Delphine Ernotte, et puis cette Bible 50-50 qui permet aux équipes de tournage de ne pas pécher, d’ avoir bon dans leur recrutement. Citation de ladite Bible, écrite bien entendu dans ce jargon pitoyable de bêtise, l’écriture « de gauche » (inclusive) : « Les recruteur•se•s peuvent facilement accéder à des équipes techniques et artistiques mixtes et paritaires, au-delà des habitudes et des préjugés  » .

Eh oui, il importe qu’une intrigue sur un chalutier du Guilvinec en campagne de pêche participe de la diversité : on mettra en scène deux Maghrébin.e.s 😉 dont une femme bâchée sous son ciré, trois caucasiens dont une femme (une amourette avec la musulmane ?), une femme ou un homme transgenre Noir.e, plus quelques figurants plus ou moins hâlés : le compte y est ! En évitant que le capitaine soit – préjugé lamentable, raciste, carrément – un mâle Blanc (**). Si les techniciens de plateau sont également en effectifs harmonieusement équilibrés – n’oublions pas les personnes en situation de handicap – il y a aura même un bonus financier à la clé.

On n’a pas encore réécrit les chefs-d’oeuvres du cinéma à la sauce woke, mais ça viendra : Eisenstein et son Alexandre Nevski sur le lac gelé bien blanc, Les fraises sauvages, de Bergman, Printemps tardif, d’Ozuce sera réjouissant de diversité.

Tibert

(*) Je chéris la diversité… dans l’information ! le son de cloche monocorde, très peu pour moi. Donc, je butine, à droite à gauche, c’est le cas de le dire !

(**) Le mansplaining ? horrible anglicisme, détestable scénario : un homme (Blanc, c’est le top dans l’ignominie) explique un truc à une femme, ou à un Noir, ou, pire, à une femme Noire (mettre de la moutarde dans la mayonnaise, le maniement d’une éplucheuse de petits pois…) : c’est détestable, ça véhicule les stéréotypes genrés, ça infériorise, gnagnagna… préjugé macho… bref c’est absolument à éviter.

Foot et pub, et vice-versa

( « A ma zone Praïme » , si vous êtes abonné à ce robinet de vidéos états-uniennes, va certainement vous demander un supplément d’environ 3 euros par mois pour échapper au découpage de vos séances par de la pub. C’est de plus en plus la règle : la pub vous emm… vous ennuie, sinon plus ? eh bien, payez ! preuve par (A + B), si vous ne l’aviez pas déjà ressenti, que la pub c’est vraiment une purge ! Avant le JT de 13 heures, sur les chaînes nationales, par exemple, c’est le déferlement des promos pour les bagnoles : des nanas au bord de l’orgasme à caresser le tableau de bord, des couples (*) extatiques fendant l’espace dans leur Alma-Rofeo ou leur Béhème silencieuse et planante… et tout ça pour seulement 299, ou 399, ou 499 euros par mois. Donc, vous voulez bouffer de la vidéo, hollywoodienne, et sans pub ? payez ! )

Et puis sur une chaîne télé, hier soir, on montrait un enregistrement des chants des supporters du PSG (le foot à Paris, au moins 80 % de professionnels non-Parisiens) lors du dernier match contre l’OM (le foot à Marseille, à peu près même proportion de joueurs non-Marseillais). Ignoble ! en gros, tous les supporters marseillais seraient des homosexuels masculins, en termes moins châtiés. Le chroniqueur qui commentait ces images lamentables déplorait cet état de choses, mais « on n’y pouvait rien » , ils chantaient tous ! C’est faux, on y peut ! Premio, il existe des instances nationales du foot, et elles doivent sévir sans faiblesse. Matchs à huis clos, matchs annulés, pénalités financières, les moyens existent de combattre ces comportements infâmes (à défaut de combattre ces idées, mais là c’est affaire d’ éducation, qui est devenu un gros mot). Deuxio, le délit de « manifestations homophobes » existe : on ne peut pas punir tout un stade ? certes non, mais on peut identifier 40 « chanteurs » au hasard, les punir selon les barèmes en vigueur, et l’on recommence la fois d’après. On appelle ça l’ exemplarité de la peine, mais ce concept n’est pas très en vogue, semble-t-il.

Tibert

(*) Petite digression statistique : amusez-vous à analyser-compter les scènes de pub avec couples. Ils sont, vous verrez, massivement d’origines ethniques différentes, parfois féminins-homosexuels (curieusement, pas de couples mâles). C’est désormais quasi obligatoire, c’est la norme, on a exclu de la pub les banals couples caucasiens hétérosexuels. Sans doute que ça ne fait pas vendre ?

Castagne et belles âmes

Le papam François est manifestement venu à Marseille pour réprimander, « remonter les bretelles » aux Européens, coupables selon lui d’inhumanité avec les migrants (*). Sa supposée autorité réside sur des fables vieilles de presque 2.000 ans, sur des « on dit » où l’on marche sur l’eau sans paddle, où l’on transforme l’eau du robinet en excellent pinard, où l’on ressuscite les morts, etc, j’en oublie… et sur une philosophie de renoncement et de masochisme – ici sur terre c’est moche, certes, mais c’est goupillé comme ça : après, vous verrez, ce sera super ! … en outre, macho comme c’est pas imaginable – comme dans les deux autres religions monothéistes, d’ailleurs, c’est un vaste consensus sur ce point. Les femmes, interdites de prêtrise ! les curés, célibataires ! sexe ô combien pervers, méfiance ! Et cet homme vient donner des leçons de bonnes manières, « poussez-vous, faites de la place » , yaka les accueillir, quel que soit le nombre, ce ne peuvent être que de braves gens ! Le papam sait pertinemment qu’au Vatican, la densité de population est limitée, il ne pourrait pas, lui, « accueillir toute la misère du monde » dans son micro-état, couvrir la place Saint-Pierre de huit couches de tentes individuelles Kéchua à touche-touche… mais ailleurs ça ne lui pose aucun problème : c’est chez les autres.

Et puis les manifs d’hier dénonçant « le racisme systémique » (systématique, écrit le journaleux de La Montagne, qui a tout compris !) et « les violences policières » : cocasse démonstration par l’absurde, ce sont les flics qui se sont fait violemment agresser, obligés de sortir un flingue pour tenir les casseurs en respect et sauver leur peau. Les LFI et autres Verts radicaux sont ainsi, de longue date, avec persévérance – « ça finira par payer » – à la manoeuvre pour déstabiliser les institutions régaliennes de ce pays ; on en a eu hier une bonne illustration. A suivre, sans aucun doute, connaissant ces oiseaux et leur but.

Tibert

(*) Mot aseptique désignant des groupes, d’Africains à 95 %, faible proportion de réels persécutés sous des régimes condamnables, grosse majorité de jeunes hommes en pleine forme, à la recherche d’un avenir moins nul que chez eux, au mépris de nos lois et des règlements frontaliers.)

Apologie du tiers

( L’Azerbaïdjan a les dents longues, il y a du territoire à récupérer. Situation intéressante, Moscou, jusqu’ici gendarme protecteur de l’Arménie, est en difficulté vers l’Ouest, et puis les Arméniens lorgnent de plus en plus vers l’Occident, les ingrats ! donc ça castagne là-bas – Poutine regarde ailleurs, diminué et vexé – avec la bénédiction des Turcs, qui y retrouvent des effluves de l’Empire Ottoman. Revoyant la carte de cette région, je constate avec effroi que le Nakhitchevan m’avait échappé ! c’est encore plus noeud de vipères que supposé, il y a deux enclaves allogènes, symétriques, le Haut-Karabakh (à l’Est, de peuplement arménien, mais en Azerbaïdjan), et le Nakhitchevan à l’Ouest, de peuplement azéri-turcophone, et en territoire arménien. Voilà un petit bout des séquelles des déchirements du siècle dernier, et il y en a d’autres. Je vais vous dire : il y a du souci à se faire ! )

Et puis cet article du Fig’ragots sur le niveau de maths, alarmant, chez nos jeunes écoliers du primaire : résultat de décennies de démission dans la pédagogie et l’exigence. Qu’on puisse écrire 0,8 + 1 = 0,9 ! Qu’on ignore combien de quarts d’heure dans trois quarts d’heure ! Pensez, il fut un temps, pas si lointain, où les trains se croisaient, l’un à 60 km/h, l’autre à 80, les baignoire fuyaient tandis que coulait le robinet (*) … et il fallait trouver les solutions !

Mais une chose me chiffonne, là : oui ils sont nuls, maintenant ; oui les jeunes Français sont bons derniers en Europe, en maths, les filles encore plus nulles que les gars, et personne ne s’en émeut. Un expert énonce – voir l’article du Figaro – que les mots «moitié» et «quart» doivent être connus dès le CP… moi ça m’interroge : et le tiers ? le tiers, zut quoi ? c’est trop dur, de couper en trois ?

Tibert

(*) Des énoncés comme ça on n’en fait plus : c’est vachement difficile, et puis ce serait censuré, les écolos hurleraient au gaspillage d’eau.

Mélanges de genres

( Vendre du carburant à perte : idée saugrenue et néfaste. Madame Borne sait très bien QUI se sucre grassement avec les carburants : les raffineurs, et le gouvernement. Les distributeurs, loin derrière ! Les grandes surfaces feront peut-être l’effort de vendre à perte, ici ou là, ponctuellement, pour attirer le chaland ; les pompistes indépendants ne pourront pas suivre, et vont donc péricliter, mettre la clé sous la porte, direction Popôle-Emploi. Si c’est ça qu’on veut… )

Mais bon… si en France on évoque l’écriture inclusive, le genre plutôt que le sexe (*), les droits des Helgébétés, le désormais omniprésent « celzéçeux » , les mea culpa post-colonialistes et toutes ces génuflexions devant les exigences de minorités de plus en plus impérieuses et dominatrices, on dira : c’est de gauche ! bonne réponse. A l’opposé, eh bien… c’est l’opposé ! Enfin… en gros, parce que ce n’est pas si simple. Par exemple, l’immigré : pour la gauche extrême, c’est le nouveau Prolétaire, le ferment et le socle du Futur Radieux, matériau précieux, à bichonner ! Cet immigré dont une forte proportion est musulmane, et qui, s’il est Français, vote ! Chez LFI, on l’a bien compris, et l’on y caresse avec ferveur les votes musulmans, quitte à s’asseoir sur des lustres de combat laïc, à renier les analyses marxistes sur les religions. Amer constat, les religions, et les religieux, ne cadrent pas vraiment, pas du tout en fait, avec les discours et les thèmes « de gauche » !

Voyez cet exemple wallon – et l’on constate ici qu’en Wallonie c’est comme chez nous, c’est la beauté de notre communauté linguistique. Cet article du Figaro, une fois… la photo qui l’illustre nous montre une mer de musulmanes sévèrement bâchées, manifestant contre le projet EVRAS (un cours de 2 heures, d’un bloc, dans l’année, pour 2 classes des collèges, sur l’ Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle : énorme programme ! ). Pêle-mêle, elles condamnent de supposés encouragements à la masturbation, la promotion des déviances, de la pornographie… je vous en passe. Et à côté de ces dévotes voilées, qui, majeures, votent peut-être pour les Wallons-Insoumis (ça existe ?), on trouve, comme chez nous, des complotistes de droite, de gauche ou du milieu, et des cathos tendance soutane et messe en latin, évidemment pas trop branchés LFI ! Car la complexité des nuances et des intérêts qui traversent les milieux « progressistes » – où les religions, normalement, devraient être très mal vues, « opium du peuple » etc… – trouve son reflet, inversé, dans une même complexité, en face.

Mais ça c’est la Wallonie… et de m’interroger : quid des Flamands ? ces mêmes conflits ne les traverseraient-ils pas, et de manière aussi contradictoire ? eh bien, l’herméticité de leur langue m’interdit de lire « De Standaard » en V.O. et d’en déduire une ligne générale. Tenez, ce qui est dit sur ce même sujet de l’ EVRAS : « Bezorgde ouders en complotdenkers strijden tegen seksuele opvoeding op school » . Vous avez repéré, vous, où ça traite de l’encouragement à la masturbation ?

Tibert

(*) Le sexe ne change pas : c’est du XX ou du XY, c’est ferme et définitif. Le genre, en revanche, c’est souple (« flexible » , en franglais), ça change même selon le nombre : un amour éperdu, des amours enivrantes. C’est problématique, souvent, on s’interroge : caténaire, c’est mâle, non ? non. Et amphigouri ? c’est à vous.

Con trôles

( Des faits divers gratinés ? tiens, un ado de 15 ans se suicide, c’était très probablement du harcèlement. Les parents s’étaient inquiétés, avaient réagi, déposé une main courante, alerté le rectorat du coin… on a pu apprécier la réponse dudit rectorat, pleine de sollicitude 😉 , qui en fait menaçait les parents ! menaçait de porter plainte, vu qu’ils faisaient rien qu’à les embêter, au rectorat. Pas de vagues, surtout pas de vagues ! )

Et puis cette histoire que nous conte La Montagne (… pourtannnt… queu la monta-gné bêêê-leuuu...) et qui illustre de façon grinçante le slogan putassier « à nous de vous faire préférer le train » – et la dérive mercantile « rentre-dedans » de tous les transporteurs, SNCF en bonne place. La femme qui a payé en tout 477 euros pour un trajet vers Biarritz en TGV 1ère classe avait tout faux : le billet « plein pot » , pourtant valide, pour le bon trajet, le bon train, payé nickel, n’était pas à son nom (au nom de sa mère, qui avait fait l’achat sur le Houèbe) ; elle a dû, en vain, en faire la preuve, devant un contrôleur auguste et inflexible : il avait levé un gros poisson ! J’ai, nous avons tous voyagé en train pendant des décennies avec des billets anonymes, « au porteur » , achetés en gare, à un automate, etc : aucun problème, mais c’était trop simple ! Certes les détenteurs d’une carte de réduction devaient la montrer, avec leur trombine agrafée dessus – rien là que de très normal – mais pas plus ; ce système fonctionnait sans histoire, un billet c’est un billet, c’est Jean Duval qui le présente, ou Paul Dugenou, quelle importance ? les vols de billets SNCF sont extrêmement rares, anecdotiques.

Mais voilà, on ne nous pistait pas efficacement, les fichiers « clients » étaient bien minces… il faut, il faut absolument qu‘on nous suive à la trace, qu’on sature nos boîtes mail, qu’on nous vante les forfaits de l’hôtel Des Blots Fleus à Perpette-sur-Mer, le houikinde en TGV à tarif aux petits oignons, etc : du bizness. On a notre date de naissance : « Bon anniversaire, Marcel, ou Kevin, ou Jean-Pierre » (*), nous susurre notre transporteur chéri (et revenez vite sur nos lignes !) C’est… « 1984 » et Big-Brother 39 ans plus tard, en plus fort. La marque de votre slip, bientôt ; vous verrez !

Tibert

(*) J’ai en horreur cette mode états-unienne de nous interpeller par notre prénom. On n’a pas joué aux billes ensemble, à la récré, que je sache.

Bestialité et goupillon

( Rebondissant sur l’anniversaire du « golpe » qui avait renversé le gouvernement Allende au Chili, le Lider Maximo de la gauche « sud-américaine », béat devant les exceptionnelles réussites sociales du Nicaragua, du Venezuela… le Mélenchon que le monde nous envie 😉 donne à l’équipe Macron-Borne « le même visage bestial » que Pinochet et sa clique de militaires chiliens… même Libé (pourtant, hein, Libé ! ) trouve ça excessif. Y aurait-il un plan secret, au Château, pour rafler les députés LFI , les Nupessiens ? les parquer dans un stade, les y torturer ? )

Et puis le papam François va venir à Marseille – pas en France, à Marseille, nuance ! Et Macronibus (avec son visage « bestial » , voir plus haut) doit assister à une messe en plein air, festive donc, dudit pape. Tollé dans les rangs : laïcité ! faux-pas ! compromission ! clame-t-on ici et là, et plus précisément à gauche (*). Moi-même, je vais vous dire, je m’interroge : que va-t-il faire dans cette galère, Macronious ? il pourrait se contenter de serrer la cuillère à François, de chef d’état à chef de tout petit état, et basta, non ? A bien y réfléchir…

a) il a le droit, Manu-les-Rouflaquettes, il a bien le droit de croire au Bon Dieu, non ? ( De Gaulle avait l’air d’y croire, il pratiquait, lui, sans se cacher… deux églises se partageaient ses faveurs). Alors, à supposer que ce soit dans ses convictions, qu’il biche à l’idée d’assister à cette cérémonie, il devrait y aller incognito, à la messe du pape ? avec une fausse barbe et des lunettes noires ? costumé en chaisière ?

b) il m’est arrivé X fois d’entrer dans des églises – il y en a de fort belles, le Roman auvergnat notamment, mais pas que – pour y écouter des chants, de l’orgue, des prières (les sermons, j’évite, les Bossuet sont rares), ou simplement « assister » à ce qui s’y passait – au fond, près de la sortie, en général, pour ne pas déranger. Non que je sois un batracien de bénitier, si je l’ai jamais été ça m’a passé, mais ça fait partie de mon histoire, il arrive que ça me parle ; c’est grave ?

c) ceux qui crient au scandale, ce sont les mêmes qui assistent es qualité à la rupture du jeûne du Ramadan, l’ombre venue et le soleil couché : le Ramadan et ses bouffes vespérales, « ça vaut bien une messe » , non ? comme disait Henri IV, qui à ma connaissance n’a jamais assisté à ce genre de cérémonies – ou alors, incognito.

Tibert

(*) Pas à une contradiction près, cette gauche qui hurle au liberticide quand il s’agit d’interdire dans les écoles l’ abaya, cette tenue manifestement, ostentatoirement confessionnelle, symbole de l’effacement et de l’infériorisation des femmes.