Même pas cap’

( Mendiez, ça peut toujours rapporter : le diffuseur DAZN, qui octroie, entre autres, contre paiement le droit de voir à la télé les matchs de foot de ligue 1 ( quelle joie ! 😉 ) fait du yoyo avec ses tarifs : d’abord très haut, jusqu’à (40 – 0,01)* euros par mois – ce qui a encouragé massivement le piratage – c’est descendu à (20 – 0,01), et ça fluctue… bref, du grand n’importe quoi. Le Parigot nous en cause ; le plus rigolo, ou scandaleux, c’est selon, c’est cette phrase d’un porte-parole de cette boîte : « Tous les abonnés qui ont demandé à bénéficier du nouveau tarif ont reçu une demande favorable ». Voilà : vous avez souscrit, hélas pour vous, un abonnement au prix fort ? écrivez-nous pour quémander une faveur ; nous examinerons votre requête avec bienveillance. Sans manifestation de votre part, nous considérons que vous êtes satisfait de vous faire pigeonner. )

Autre chose, une brillante idée ! d’un député, qui ne s’époumone pas à crier « Macron démission » comme certain obstiné aux intentions transparentes (moi ! moi !) ; lui cherche une solution sensée, et il l’a trouvée ! Voilà : on ne peut pas dissoudre l’Assemblée avant juin 2025 ? on est coincés avec trois blocs antagoniques ? rien à espérer de cette situation figée ? eh bien on démissionne, TOUS, les 577 députés, et ça donne 577 législatives partielles, qui rebattront les cartes. C’est assez bien vu, comme est bien vu ce parallèle avec le « dilemme du prisonnier » bien connu des théoriciens des jeux. En gros : OK on y va ; j’y vais… mais l’autre ? qui me dit qu’il va y aller aussi ?

L’article du Fig’ragots cité ici détaille les faiblesses de cette hypothèse, notamment la vacance massive des élus pendant les semaines nécessaires aux 577 scrutins… ça on peut faire avec ; et puis rien ne dit que ça donnera des résultats suffisamment différents ; enfin, et surtout, surtout ! à ce jeu les tricheurs seront nombreux. C’est pénible, en effet, de retourner devant les électeurs, faire les marchés, les cages d’escaliers, tracter, serrer les pognes, flatter, dénigrer les adversaires, promettre la lune… alors qu’on est peinardement installé au moins jusqu’à l’été prochain. Il est donc extrêmement peu probable que ça se fasse, mais, bravo, il fallait y penser. Chiche ?

Tibert

(*) Cette manie de nous donner du xxxx,99 partout est d’un pénible ! 399,99 euros ça dit deux choses : c’est 400 euros ; et puis qu’on nous prend pour des faibles d’esprit.

Les voraces et les coriaces

( Un autre président, celui de la Corée du Sud, a « pété un câble » , déclarant fugacement la Loi Martiale. Cette épidémie de décisions aberrantes de la part d’individus supposés maîtres de leurs nerfs – cette dissolution navrante de notre Assemblée : une bouffée délirante, sans doute – est très inquiétante. Avec le blond et massif vieillard états-unien qui joue les come-back façon matamore, ça va décoiffer ! Accrochons-nous.

Mais soyons brefs : notre Barnier n’est pas la Madone, ni Jeanne d’Arc, il ne tient pas le salut de la France dans son auguste main, mais il fait un difficile travail pour sortir notre pays de l’ornière. Celles-z’et-ceux qui vont assez probablement lui scier les pattes aujourd’hui sont des « parlementaires » pur jus, des individus d’appareils, des petits soldats de manoeuvres pas glorieuses. Entendre ricaner un des cadors du RN (« Barnier a autant de chances d’échapper à la censure que de gagner au Loto » ) ou vociférer à l’unisson « à mort, à mort » les thuriféraires de la gauche radicale, obstinément attachée à tuer ce gouvernement… ces gens-là n’ont strictement « rien à cirer » des problèmes du pays : juste leurs calculs, pour le Pouvoir ! Il faudra nous en souvenir, quand ils reviendront (*), la gueule enfarinée, nous promettre les délices du lendemain, la retraite à 60 ans, le SMIC à 2.000 euros et le gaz à tous les étages.

Tibert

(*) Parce qu’ils vont revenir, évidemment, on prend les mêmes et on remet ça. On n’apprend rien.

De l’urgence

( Selon madame Borne, ex-Grand Chef à Matignon, les soucis de sécurité qu’elle rencontre justifient pleinement les mesures de protection dont elle bénéficie… donc, les économies « de bouts de chandelles » proposées par le probable éphémère Barnier, hein, il peut toujours flûter ! pour les autres, les économies ! Admettons qu’elle soit effectivement menacée ; ses traces de 49-3 en rafales sont encore fraîches. Mais pour d’autres… tant d’autres, oubliables et qu’on a oubliés, et que plus personne ne menace ? Quelle légèreté, quel égoïsme, alors qu’on exige de nous effort, rigueur, austérité. )

Mais causons de choses plus légères, en ces temps menaçants. La LDH, Ligue des Droits de l’Homme (des droits humains, donc, pour donner dans le féminisme pas cher ; quant aux devoirs, à d’autres !) a engueulé l’Académie Française, qui sort bon an-mal an quelques bordées de définitions de son dictionnaire, dont tout le monde se contrefiche, vu que bientôt avec 120 émoticônes et 800 mots on aura tout ce qu’y faut pour communiquer. Des définitions qui ne plaisent pas à la LDH, officine désormais dévouée à la défense et propagation de la Bonne-Pensée bien lisse et sans nuance.

Les académiciens ont planché par exemple sur l’entrée « hétérosexualité » : « relation naturelle entre les sexes » . C’est affreux, et la LDH en déduit : « ce qui implique que l’homosexualité ne l’est pas ». Logique à deux balles, hélas… ce raisonnement serait carré si c’était un choix binaire et obligatoire, homosexuel sinon hétérosexuel, et vice-versa, mais en matière de sexualité, homo… n’est pas l’opposé de hétéro : on a des inter… et puis des bi…, des a…, des pan… et sans doute encore d’autres curiosités. Osons un parallèle : être droitier, c’est naturel ; cela implique-t-il que les gauchers sont pervers ?

Le cocasse de cette histoire, par delà la hargne avec laquelle la LDH s’attaque à toute expression non soumise à la doxa, c’est l’urgence ! La LDH « appelle l’Académie française à rectifier « d’urgence » la définition de plusieurs mots de son dictionnaire » . Il n’y a pas le feu, que je sache ? Ce « d’urgence » a comme un goût de comminatoire : « au pied ! couché ! » . C’est ça la gauche d’aujourd’hui.

Terminons sur cette enquête du Parigot, qui liste les villes où bien vivre quand on travaille à Paris. Significatif : si Paris était vivable, on n’aurait pas envie de fuir, non ? « Volem viure al païs » , vivre et travailler au pays, c’était le slogan du Larzac, plein de bon sens. S’agissant de Paris, eh bien… bon courage !

Tibert

Le mauvais gras

( Nous avons le plaisir d’apprendre que les péages d’autoroutes ne vont augmenter que « modérément » l’an prochain. C’est le Monde qui porte cette bonne nouvelle : 0,92 % en moyenne, soit par exemple pour un trajet Paris-Clermont-Ferrand (42,30 euros actuellement, une arnaque !) un tout petit 38 centimes : ça reste une arnaque. Je persisterai donc à boycotter autant que possible ces rubans asphaltés hors de prix, ce hold-up de nos routes, payées avec nos sous et confisquées, merci monsieur Villepin, par des groupes privés. )

Mais autre chose : Le Monde, toujours lui, commente la situation pénible où se trouve monsieur Barnier, qui doit faire adopter un budget 2025 avec des flingues dans le dos. Je cite : « Il n’avait sans doute pas mesuré à quel point la culture du compromis reste étrangère au pays et combien le sérieux budgétaire y est une donnée relative » . J’écris « DES FLINGUES » car si madame Le Pen pose ses conditions, pour d’autres – la gauche, en bloc – c’est sans condition, ayant depuis le début annoncé que, quelles que fussent les propositions, ce serait non : ce n’est pas du chantage, c’est la volonté de mise à mort, mordicus. Vexés qu’on ait refusé leur sémillante candidate première ministre, issue du doux cénacle des énarques parisiens, dépourvue de toute expérience mais redoutablement cramponnée au programme délirant du NFP, je veux dire de LFI.

Il y a des constats navrants, et la phrase citée plus haut les reprend clairement. Nos partis politiques sont irresponsables, juste attachés à défendre leurs petits prés carrés. La situation du pays ? rien à foutre, pourrait-on dire sobrement. Et le « sérieux budgétaire » va bien tant qu’il s’agit de ponctionner toujours plus le contribuable : ça on sait faire, la gauche s’en est fait une spécialité reconnue. On ne sait d’ailleurs faire que ça : dès qu’il s’agit de serrer la ceinture à l’état, on devient manchot. J’ai cité il y a peu les 70 péquins attachés aux cuisines du premier ministre (*) : c’est juste soulever un bout du coin du voile. Nos institutions grouillent de niches ruineuses, boursouflées, parasitaires, de rentes de situations illégitimes, de boudoirs douillets sans autre utilité que de bien nourrir leurs occupants. Il faudrait du courage…

L’olibrius qui a été élu derechef à la Maison Blanche ce mois-ci a bien des défauts ; on va quand même pointer une décision qui décoiffe (sic) : pressentir Elon Musk, cet Ovni politique urticant, pour qu’il s’emploie à « dégraisser le mammouth » administratif des USA. Notre Claude Allègre de ministre, en son temps – 1997, ça remonte à loin – a vainement tenté de faire de même à l’Educ’Nat, pétrolier géant ingouvernable de 1,5 millions de salariés : eh bien c’est maintenant qu’il nous faut un Elon Musk ! avec grosso modo les mêmes cibles. Mais équilibré, celui-là, et têtu, incorruptible, courageux : il a de quoi s’occuper, à identifier, mettre au jour, pointer du doigt les endroits où ça consomme, ça consomme le budget de l’état… sans rien produire d’utile, voire en sabotant l’effort collectif.

Tibert

PS – Il me souvient – c’était il y a 15 ans – avoir cotoyé, à Ciboure, lieu de mémoire de Maurice Ravel, dans le 6-4, un car de CRS obstinément stationné devant la résidence secondaire d’une ex-ministre de Chirac… c’était une protection policière, peut-être justifiée à l’époque. Mais je découvre ce jour que cette même ex-ministre est toujours protégée quotidiennement ! Voyez : notre Bruno Retailleau de l’Intérieur planche sur une réforme des dispositions aberrantes qui coincent des tas de flics dans des missions inutiles, à coller au train d’ex-personnalités qui ne risquent de nos jours rien de plus que vous et moi.

(*) Une idée… je sais bien que c’est cracher en l’air, mais disons toujours… les grands corps d’état, les ministères, etc… sont tous à Paris, forcément : c’est plus commode, ça tombe sous le sens, la proximité… eh bien, justement, la proximité ! pourquoi ne pas regrouper les diverses et proches cantines « de luxe » en un seul établissement, disons entre le 7ème et le 8ème arrondissement ? pas à Marx Dormoy ou Château-Rouge, vous pensez bien. On y assurerait les dîners classieux ou les petites bouffes vite fait, les réceptions, les buffets diplomatiques, les… bref ce serait là qu’iraient gueuletonner ou juste se nourrir, aux frais de la nation, nos Chefs et leurs invités. Economies d’échelle, ça s’appelle ; ça se pratique très couramment dans les boîtes bien gérées.

Léger, léger

Allez, juste une paire de notes. Saluons d’abord ici la lucidité de madame Hidalgo, qui a décidé d’arrêter les frais : passé 2026 elle fera autre chose que maire de Paris. Je ne vais pas vous dire que ça me chagrine ! Saccage et endettement, ça y est allé gaiement. Elle a aussi pris l’initiative de recommander son fils préféré, un nommé Rémi Féraud ; il est sénateur à l’heure qu’il est… ces gens-là sont capables de changer de casquette comme de chaussettes, ils savent tout faire ! J’incite donc vivement les Parigots à ne surtout pas suivre la néfaste recommandation de la future ex-maire.

Et puis cet article ambigu du Parigot à propos d’une séance de dédicaces d’un bouquin de monsieur Sarkozy. Citation verbatim : « Un professeur de Marseille a reproché à l’ancien chef d’État ses récents propos sur le rythme de travail des enseignants, qu’il a estimé trop léger. »

Explication de texte : qu’est-ce qui a été estimé trop léger ? léger, au singulier. Trois cibles possibles : a) – le travail, ou le rythme de travail, ce qui revient grosso modo au même. Traduction : ça ne bosse pas bien fort. b) – l’ancien chef de l’état …  » (…) qu’il a estimé trop léger » . Léger, l’ex-chef de l’état ? c’est faible, inapproprié, pour une véhémente diatribe. Mais, bon sang ! le COD de « reproché » c’est clairement « ses récents propos » et donc le « qu’il a estimé… » doit s’y rapporter. Alors ?

Alors supposons estimés et légers. Donc deux fautes d’orthographe, de même essence, oubli du pluriel : je vote pour cette interprétation. Eh oui, c’est plus lisible comme ça : « … récents propos… qu’il a estimés [il : le professeur, pas monsieur Sarkozy] trop légers » . Merci et chapeau, maître Cappello ! On a passé un temps fou à interpréter cette oeuvre journalistique, deux « s » ayant été escamotés. Au fait, si vous visionnez la vidéo qui va z’avec, vous apprendrez que le professeur dit travailler 43 heures par semaine. Ce qui est loin de représenter des horaires légers.

Tibert

Pièges à vieux

( Je me fais rare ? eh oui, des trucs à traiter, et qui m’ont pas mal bouché l’horizon. Mais c’est passé. Et puis je vous parlerai d’ici peu de l’initiative des LFI, Lassants et Franchement Insupportables, pour abroger le délit d’apologie du terrorisme : on évoquera René de Chateaubriand, « Levez-vous vite, orages désirés » , rien que ça. )

Mais, quelle proie plus facile qu’un vieux (une vieille, des vieux) ? c’est bien connu, et les malfrats le savent. Nos journaleux, toujours aussi prompts à tout mettre en anglais – sauf la syntaxe, là ils ont du mal – ont un doux vocable pour les vieux d’aujourd’hui : les boomers, référence au baby-boom (le boum des naissances) des années 45-60. Effectivement, un natif de 1945 tourne aujourd’hui dans sa 80 ème année, ça commence à faire « sénior ». Bref, je lis un truc, ce matin, sur des boomers traps : chez nous, ce seraient des « pièges à vieux » ! Ces vieux, qu’il est simple de dépouiller, arnaquer, spolier. Ils sont physiquement faibles, crédules, naïfs. Séniors, sénioras, mes amis, mes amies, méfiez-vous, des deux plombiers « de la mairie » qui agitent de vagues cartes tricolores sous vos yeux et veulent vérifier si vos égouts sont aux normes, de ce conseiller bancaire qui s’alarme du piratage de votre Carte Bleue, de ce représentant en pinards qui vous propose de somptueux bourgognes, direct du fabricant au Maghreb, pour 22.800 NF (ça fait combien en anciens francs ?).

Il est une autre arnaque qui déboule, analogue dans son principe au grandiose dispositif des aides à l’isolation : les thermostats connectés ! On a interdit les chaudières au fioul (celles au gaz, on tolère tout juste), on condamne les véhicules au diésel, les appartements classés « passoires thermiques » ne peuvent pas être mis en location, les automobilistes doivent se traîner à 30 km/h derrière les trottinettes débridées… et une couche de plus : l’obligation, dès 2027, d’installer des thermostats connectés ! Le 728 ème dispositif gouvernemental d’aide « MaPrim’MachinTruc » , encore de l’argent public gaspillé avec un dispositif ubuesque (ou kafkaïen, au choix) pour des chimères de citadins allergiques au lactose, aux épouvantables SUV et au gluten.

Les escrocs ont évidemment sauté sur le truc ! Installant à prix d’ami (c’est supposé gratuit : c’est le contribuable qui paye !) des machins bas de gamme « made in China » chez des vieux peu au fait des adresses IP fixes, des répéteurs wi-fi et du paramétrage d’un firewall sur un cellulaire. Quand on reste chez soi 90 % du temps, qu’on a quatre radiateurs à robinets thermostatiques, qu’il faut 56 secondes 4 dixièmes pour en faire la tournée, où est l’utilité de ces installations du professeur Nimbus ? Pour programmer à distance ? pourquoi faire ? ça chauffe en un quart d’heure, j’ai ma polaire. Ou alors y a pas de réseau ! la batterie est à plat !

Cette marche réglementaire forcée aux gadgets techniques est d’une conn… d’une bêtise rare. On a alourdi les voitures de 200 kilos d’électronique, de dispositifs contraignants, ardus à désamorcer et qui bipent péniblement à tous les coins de rue. On prétend raccorder tout le monde au Houèbe – on fait comme si c’était fait, d’ailleurs, et on en est loin ! autour de chez moi la moitié du quartier a dû installer des paraboles Internet. C’est Big Brother-l’Ecolo-Fou qui nous pilote manu militari. Et à nos frais, avec des procédures à dormir debout qui changent tous les trois mois. Alors voilà : si je décide, dans un moment d’égarement, de disposer de thermostats luxueusement connectés, pour commander depuis Bouseville-sur-Yvette le passage à 18 °C des radiateurs de mon trois-pièces de Pontaut-Combault ? eh bien je prends, MOI, la décision de me les acheter, avec mes sous. C’est-y pas plus simple ?

Tibert

Nous on

( Le gouvernement états-unien s’alarme, et veut faire quelque chose ; d’ailleurs ici en Europe, il y a également de quoi s’alarmer. Voyez : tout le monde a un cellulaire, désormais, du moins à partir d’un certain âge. Chez nous ça remplace la communion solennelle de la France d’après-guerre : pour ses 12 ans on se voyait offrir une montre, un stylo, un vélo… maintenant à 12 ans on a son cellulaire, pour s’y enfermer et perdre son temps. Mais bref… Google est dans le viseur des lois anti-trust, et il y a de quoi ! Je cite l’article : « Le ministère veut que Google se sépare de Chrome, le navigateur Internet le plus utilisé au monde, parce qu’il constitue un point d’accès majeur au moteur de recherche, sapant ainsi les chances de potentiels concurrents. Selon le site StatCounter, Google pesait, en septembre, 90% du marché mondial de la recherche en ligne et même 94% sur les cellulaires » . Eh oui : plus de 90 %, c’est un score de dictateur, poutinien, quasiment. Vu que c’est Gougueule qui fournit le moteur (des Androïd, pas des Appeul ), il y ajoute toute la sauce qu’il veut, notamment son butineur Chrome, pour naviguer sur le Houèbe (*). Et donc, si vous êtes paresseux, vu que c’est Chrome qui se trouve là, eh bien vous l’utilisez, et le moteur de recherche qui-va-z’avec, forcément, et vous voilà un de plus, sans le vouloir, parmi les 94 % d’inconditionnels de Gougueule. C’est sans importance ? eh bien ce sera bientôt 95 %. ).

Mais je réfléchissais, cette nuit, à « on » . C’est bizarre, mais bon… en fait, le français parlé, y compris par nos Chefs quand ils veulent se mettre à notre niveau, utilise le « on » au lieu du « nous » , notamment. Les deux, d’ailleurs : « nous on » ; « nous on veut des frites et du ketchup » . C’est même devenu la norme, à un point tel, que si vous vous risquez à faire une phrase correcte, « nous voulons des frites… » on va se marrer. Et, c’était ma réflexion, ce « on » a échappé aux radars féministes-radicaux, et à l’écriture inclusive. Pas de on-ne, par exemple. Car ON est neutre, c’est même d’une neutralité totale, pas genré pour deux ronds. Comme quoi le neutre existe, et tout le monde s’en satisfait.

Pire, c’est le « ils » : « ils ont refait la chaussée » ; « ils ont mis des panneaux » . « ILS » ce sont les forces extérieures, c’est l’administration, les décideurs, les changements constatés dans notre quotidien. Ils sont pluriels, neutres, c’est le masculin qu’on utilise… et ça fonctionne très bien comme ça.

Tibert

(*) Faites donc une recherche, avec Gougueule, par exemple 😉 pour voir tous les navigateurs disponibles pour les machines Androïd. On a le choix !

Mal-comprenants

On est repartis pour un tour, un tour de chauffe sociale ! Les agriculteurs, les cheminots – eux, derechef ? pas possible ! 😉 – les… ah non pas les éboueurs, ils sont à faire le porte-à-porte pour les calendriers. Les aiguilleurs du ciel, les routiers, les… ce sera pour une prochaine « colère » . Car c’est de « colère » qu’il s’agit, c’est désormais le terme consacré quand il s’agit de justifier, d’expliquer pourquoi, nom d’une pipe, il faut encore et encore emmerder les Français sous prétexte de protester contre une situation dont ils (les Français) ne sont absolument pas responsables. Capito ? on est en colère.

A propos des agriculteurs, tiens… ce Mercosur, ce méga marché sud-américain, c’est un vieux truc foireux : ça fait 25 ans qu’on en discute ! alors pourquoi nous mettre maintenant dans les pattes ce serpent de mer ? pour permettre à nos viticulteurs de vendre 2 euros moins cher leurs bouteilles de pinard aux Argentins, qui n’en boivent quasiment pas – ils en font du très bon – on va importer massivement de la viande échappant à nos normes alimentaires ? Encore un projet mal emmanché.

Mais à propos d’explication, j’ai pu lire hier cette perle de la Montagne. Il se trouve qu’à Clermont-Ferrand, des citoyens très mécontents des bouleversements urbanistiques « tout-vélo » et « bagnoles je vous hais » du maire, monsieur Bianchi – PS bon teint, façade verte – ont monté le collectif « Saccage Clermont » , qui traduit bien ce qu’ils pensent des travaux délirants de la mairie. Mais une caricature violente et meurtrière, publiée à titre privé par un des membres du collectif, a suscité l’indignation du maire, outragé… n’ayant pu voir ce truc, je ne puis pas en juger, mais admettons que monsieur Bianchi ait là une bonne raison de se plaindre : ça évoque métaphoriquement un appel au meurtre.

Le maire proteste, donc, sans doute à juste titre, sauf qu’il accuse « Saccage Clermont » , qui n’y est pour rien. Ce faisant, il proteste aussi de son humour, de sa tolérance, mais bien sûr on peut le critiquer, caricaturer, gnagnagna… « J’entends les colères parfois légitimes : j’explique tant qu’il le faut le pourquoi de notre action… » . Et nous y voilà : il (il = Nous , large équipe en majesté ) entend, il explique (sans écouter, sans débattre, sans contradiction possible). On tient là toute la pathologie de nos édiles « verts » . Mais on a des colères parfois légitimes (ah ? feraient-ils des erreurs ?), mais on ne comprend pas bien, nous autres, pauvres cloches, il faut nous expliquer ! La nécessité d’éventrer les villes ? évidente, selon monsieur Bianchi ! ils savent, eux, les fadas des mobilités douces, des quartiers apaisés, du vélo pour tous ; ils ont des certitudes. A nous, leurs concitoyens, de subir leurs lubies. Il ne nous reste donc qu’à mettre ces suffisants autocrates hors d’état de nuire plus longtemps, à la faveur des prochaines Municipales. C’est dans moins de 18 mois.

Tibert

Territoriaux en déshérence

Une actualité ronflante… la Marine, au tribunal, se plaint : on veut l’empêcher de se représenter au repêchage de 2027 ! De une, c’est visiblement le but de celles-et-ceux du Parquet qui, ravis de l’aubaine, la Loi étant ce qu’elle est, pensent l’avoir coincée et la tiennent entre leurs griffes. De deux, elle fut médiocre, voire mauvaise, en 2017 et 2022 ; pourquoi le repêchage serait-il meilleur ? La dynastie Le Pen, je pense que nous en avons fait le tour ; c’est une bonne occasion pour le RN, ainsi contraint de se repenser, de se trouver une nouvelle dynamique et une pointure : disons une Meloni locale ?

Une perle, en interlude : dans la Montagne, canard du foot clermontois, on relate avec délicatesse l’intervention de la gendarmerie en flagrant délit sur un cambriolage : « … trois hommes de moins de 30 ans. À la vue des forces de l’ordre, les trois personnes, non issues du bassin thiernois, prennent la fuite par les jardins… » . Donc, ils ont moins de trente ans, et ils ne sont pas du bassin thiernois. Le monde est petit…

La dernière, pour le dessert. On perquisitionne à la mairie de Montpellier : des soupçons sur la gestion des ressources humaines ( quelle surprise 😉 ). En fait, on « enquête sur ces agents municipaux rémunérés mais sans affectation » ; environ 300 individus, soit environ 8% d’un effectif assez coquet de 3.700, seraient payés à ne rien foutre, voire à rester chez eux. On les plaint ! c’est déprimant, de se sentir désoeuvré, sans motivation, au non-service des citoyens. Et puis c’est du gaspillage des deniers publics. Si vous cherchez une explication aux inexplicables augmentations récurrentes des impôts locaux, en voilà une – entre autres !

Tibert

Disons… 2,35 ?

( Monsieur Arditi, Pierre, acteur – incontournable dans les films du regretté Resnais – déclare, dans le Fig’ragots : « Le wokisme m’emmerde, et l’écriture inclusive, c’est une connerie » : Je l’avais dit avant lui ! Comme quoi on peut être de gauche, et avoir de la jugeote.

Une autre : il Portes plainte. Il s’agit du député Thomas Portes, du 9-3 et de LFI, qui reçoit des menaces épistolaires dégueulasses, soi-disant d’un groupe facho dissous (*). On ne peut que déplorer ces messages ignobles ; il est juste que ce monsieur ait porté plainte ; on souhaite que les fautifs soient punis. Ceci étant, Thomas Portes est ce gars qui, ceint de son écharpe de député, demandait au ministre du Travail Olivier Dussopt de retirer sa réforme, le pied posé sur un « ballon de football » représentant la tête dudit ministre. Vous voyez le tableau… et c’est un des chantres de la rengaine sournoise et bien rôdée de LFI, « la police tue » : va-t-il bientôt réclamer une protection policière ? )

Mais le Figaro, toujours lui, nous régale avec une enquête sur le yoyo des tarifs des bistrotiers parisiens. On sait que ces tarifs sont élastiques, ô combien, qu’à Odéon ou Madeleine on paye souvent plus cher qu’à Belleville, distant de 3 kilomètres ; que la tête du client est un excellent critère de fixation des prix. Cyniques ou sincères, des tenanciers déclarent bonnement relever leurs prix quand ça leur chante, selon le calendrier, quand il y a du monde… le petit noir à 2,80 (**) passe alors à 4 euros, allez hop, et le croque-monsieur vaut 15 balles, pour 2 tranches de pain de mie enduites de beurre, une épaisseur de jambon blanc, du gruyère râpé, un éventuel soupçon de béchamel, le tout passé au gril.

Un des lecteurs du Figaro commente : « L’offre et la demande. Chacun est libre d’aller manger ailleurs » . C’est théoriquement exact. Oui mais… on peut donc se lancer dans une petite expérimentation, en caméra cachée ou pas : on choisit un alignement de 5-6 troquets ; on les fait tous, successivement, avec la même approche : « S’il vous plaît, je voudrais consommer, au bar (en salle…) un croque-monsieur (un jambon-beurre-cornichons, deux oeufs au plat…) arrosé d’un ballon de côtes-du-Rhône ; vous pouvez me faire un devis ?  » . Si le patron est trop occupé, on peut, plus simplement, demander la liste des prix, la même que celle qu’on aperçoit punaisée au mur du fond, constellée de chiures de mouches (***). Evidemment, on promettra d’aller consommer chez le mieux-disant ! ce qui ne manquera pas de motiver les bistrotiers en compétition, dans la bonne humeur.

Tibert

(*) N’importe qui peut écrire anonymement d’ignobles menaces de mort, et se revendiquer d’Hitler, du comte Dracula ou de la Cagoule ; on appelle ça de la provocation.

(**) Soit, grosso modo, le prix d’un paquet de café moulu de 250 gr. Remarquez, il y a le sucre, la petite cuiller, la soucoupe, et le sourire du bougnat !

(***) C’est un des rares trucs à retenir des fissa-foudes : eux affichent clairement leurs tarifs, c’est lisible, carré. On peut calculer son addition, avant de commander !