Ce plat contient du…

… ce plat contient du porc !
( Un boulanger de Vénissieux, banlieue lyonnaise bien connue pour ses riantes tours des Minguettes, a décidé de ne plus proposer de produits contenant du porc… quiches, brioches aux grattons, ce genre de trucs… des clients musulmans ont en effet provoqué un esclandre après en avoir acheté sans en être informés. Ce qui m’inspire un soupir désabusé : le porc doit décidément être mis sur la liste des allergènes, au même titre que les cacahouètes et les poils de chat. Il y a d’ailleurs des lustres que certaines entreprises timorées ou militantes ne servent plus de porc : la dernière apparition de ce sympathique mammifère sur les lignes aériennes françaises doit dater de 1986-87, quand Air-Inter offrait ses derniers amuse-gueules (*) genre mini-saucissons avec le verre de jus de tomate ou la mignonnette de pastis. L’auto-censure – furtive, honteuse – sévit ainsi un peu partout, cependant que les apôtres du non-porc occupent le terrain et vocifèrent à loisir. C’est triste à dire, mais la convergence du fast-food (**), des interdits religieux et des prescriptions environnementales viendra à bout de l’andouillette, du pied pané et du pâté de campagne. La fin d’une civilisation… j’espère ne pas y assister de mon vivant. )

Et puis Macronibus va, nolens volens, devoir mettre fin à la parenthèse enchantée. Devra se trouver rapidement un introuvable premier ministre, susceptible de ne pas sauter au bout de trois semaines. Des noms circulent ; vous comme moi pouvons contempler tous les jours à la télé, publi-reportage, le sourire carnassier, rehaussé de rouge vif, de la prétendante LFI-PS-PC-Verts, madame Lucie « alors ce poste, ça vient ? j’attends » Castets. Mais aussi du réchauffé, Cazeneuve, Pécresse, Bertrand… on verra. Une certitude : ce sera un siège éjectable. La faute à un système qui a montré sa noirceur, j’ai nommé le scrutin uninominal à deux tours. Système qui a permis et permet toutes les magouilles, rebaptisées par exemple « front républicain » ; système qui étouffe l’expression, tord le réel et donne aujourd’hui un foutoir : trois clans incapables de fonctionner ensemble, mais qui devront y parvenir. Ce qui constitue un défi, connaissant les postures, les raideurs, les suffisances, les certitudes affichées.

Mesdames-messieurs, à vos compromis !

Tibert

(*) L’avion à options, dit « low cost » , n’avait pas encore été inventé. C’est le progrès : on s’apprête, paraît-il, à faire payer le pipi aérien. En attendant des surtaxes pour les doudounes trop épaisses et les chaussures à semelles compensées.
(**) J’aime assez le concept (italien au départ, l’intitulé ne le laisse pas deviner) de « slow food » : pourquoi, en effet, bâcler hâtivement une bonne bouffe ? avaler en se dépêchant un excellent maquereau à la moutarde, une belle pissaladière ? les repas expédiés vite fait, c’est de la bouffe de raccroc… c’est triste.

Soigne ton gauche

( Un échange aigre entre mesdames Sophia Aram et Sandrine Rousseau, à propos d’une photo de la championne olympique du marathon féminin sur le podium, lors de la remise des médailles… voyez ! Sifan Hassan, il s’agit d’elle, née en Ethiopie mais naturalisée hollandaise, radieuse avec sa médaille, sous une bâche islamique stricte genre hidjab. Ce qui est sans doute son droit, et ravit le patron de Médiapart, pour qui les femmes iraniennes sont bien connes de combattre ce symbole pourtant clair de soumission. Mais voilà, madame Aram fait de l’humour là-dessus : «Moi quand je sors du hammam et que j’ai froid à la tête», ce qui est également son droit, mais madame Rousseau s’indigne ! On ne peut pas ironiser, paraît-il, bien que ça se fasse couramment sur les chrétiens, et sans aucun problème ; c’est même du dernier chic.

Moi, ce que je voulais en dire – outre que madame Hassan fait là un pied-de-nez aux lois françaises – c’est que j’ai pu suivre les finales de ses courses à la télé. Elle est, je suppose, bien plus rapide et endurante que mesdames Aram et Rousseau ; mais tant sur le 5.000 que le 10.000, et encore plus clairement sur le marathon, elle s’est comportée systématiquement en « suceuse de pointes » , attendant son heure, scotchée au fond du peloton de tête, et la ligne d’arrivée en vue pour porter ses attaques. C’est son droit, bien entendu, et c’est indéniablement une championne, mais ça laisse une impression assez mitigée, voire peu flatteuse… quant au hidjab, il n’a jamais remplacé le panache. )

Et c’est, le saviez-vous, la journée des gauchers. Celles-et-ceux (*) qui endurent les becs verseurs du mauvais côté, les ciseaux mal fichus, qui cachent avec leur poignet ce qu’ils viennent d’écrire, etc. Je suis bien aise de fêter aujourd’hui la « gauchers-pride » , bien que n’en étant pas : pourquoi ne seraient-ils pas fiers de leur gaucheté ? Ils ont effectivement de bonnes raisons de se réjouir. Tenez : c’est le lobe droit du cerveau qui dirige les mouvements du côté gauche. Vous suivez ? et c’est, comme partout – sauf environ 1 % des humains – le lobe gauche qui tient lieu de centre du langage. Et alors ? et alors, chez eux ça ne bouchonne pas ! deux hémisphères pour deux activités. Tandis que chez les droitiers, les deux tâches se font dans le lobe gauche ! avec les files d’attente à gérer… je me demande, des fois, comment j’arrive à bouger les doigts – de la main droite, donc – tout en causant.

Tibert

(*) Ils-et-elles (ils, donc, le neutre) sont environ 12 % en France, contre 2 % en Corée du Sud : allez savoir pourquoi de tels écarts. En Corée du Nord, on n’a pas les chiffres.

Que nous promussions

( Madame Hidalgo, évidemment bilingue français-espagnol, a beaucoup progressé en anglais. Son niveau fut jugé affligeant – rappelons cette lamentable intervention à Kiev (et passons sur l’accent) où elle conseillait au maire – humour noir – de reconstruire avec tout plein de pistes cyclables : « «Ukraine is very interesting city. You need to have a task force because we need to have help you» … mais elle se soigne : « Fuck aux réacs, fuck à cette extrême droite, fuck à tous ceux qui… » . Notez, c’est assez franglais, galimatias : on est chez nous, non ? la vraie bonne formule parigote, ce serait plutôt « Allez vous faire mettre » , « allez vous faire enc…ler » , « on vous nique » et autres gracieusetés : ça claque mieux comme ça, c’est bien plus explicite. )

Et puis cet article du Monde sur un projet de loi bulgare. La Bulgarie, eh oui, pays d’alphabet cyrillique, de langue assez russophone. Titre : En Bulgarie, la loi interdisant « la propagande LGBT +(*) » à l’école provoque l’indignation. Quelle indignation ? Massive, voyez : « Des centaines de personnes se sont rassemblées, jeudi, devant les portes du Parlement... » . Donc des centaines de citoyens, moins de 1.000 donc, sur environ 7 millions d’habitants. Mais quel projet infâme suscite la colère de tout un peuple ? quelle loi scélérate est en préparation ?

Ce serait, je cite, une loi interdisant « la propagande et la promotion LGBT + » à l’école. Lisant cela, je me suis dit, ma foi, on est bien d’accord : la liberté sexuelle entre adultes, pas de problème ! le respect des orientations minoritaires, oui ! l’homophobie est condamnable, sans nul doute ! mais l’école n’est pas le lieu du prosélytisme pour des causes, justement, minoritaires, contestables ou propres à diviser – la religion, au premier chef, mais pas que.

Donc le Monde dénonce – pas en tant que partie prenante, objectivité oblige 😉 mais on le devine avec les protestataires – une loi destinée à interdire « la propagande et la promotion LGBT + » . J’y vois, moi, naïf que je suis, une prudence louable, une bonne initiative en vue de protéger la jeunesse. Je ne suis pas seul, moult lecteurs du canard réagissent de même ; certains manient même le second degré :

« Compte tenu des termes de l’article il semblerait qu’en France , qu’en Belgique, qu’en Allemagne , qu’en Espagne … il y ait à l’école un enseignement concernant la promotion de LGBTIX+ ; je ne savais pas, c’est en quelle classe et où trouver le contenu des cours ? Qui donne ces cours ? Est-ce seulement théorique ou également pratique ? » .

Voilà… comme d’hab, les thuriféraires du progressisme béat veulent nous imposer une logique perverse et binaire, car on DOIT adhérer, scrogneugneu : si l’on n’est pas pour, c’est qu’on est contre ! des réacs, des fachos, etc. Voir plus haut ce qu’en dit, en bon anglais, madame Hidalgo.

Tibert

(*) Je le pressentais, le sigle LGBT (je fais au plus court, mille excuses aux orientations omises, notamment ++) gonfle de jour en jour : on en est à LGBTQIA2S++, en attendant la prochaine adjonction d’une nouvelle et intéressante particularité de genre ou de sexe.

Grosso, modo

( Rien, ce matin, qui mérite qu’on lève un sourcil… ah si ! au Bengla-Desh, 400 morts, la première ministre obligée de fuir, l’armée qui prend le pouvoir… la routine, quoi. Et puis toujours la Petite Reine à pédales, chérie de nos maires écolos et rêveurs : ils ont rêvé d’une France où même mémé fait du vélo ! des cyclo-pousses, comme à Angkor-Vat ! où les voleurs ont tous viré de bord, rejoint les Restos du Coeur, Emmaüs ou l’Armée du salut. Hélas, voyez, les vélos, ça se vole ! incroyable, non ? ah, si la réalité avait le bon goût de se plier à leurs lubies ! )

Mais on cause de gros, là… le Monde nous régale d’un article sur cette figure du tout-Paris (à Sauzé-Vaussais ou Sarre-Union, ça laisse froid), la désormais célèbre figure centrale de la scène-Seine-Cène polémique qui a gêné tant de spectateurs lors du spectacle d’ouverture des J.O. Coiffée d’un diadème rappelant furieusement le cercle doré et rayonnant autour de la tête du Christ dans la Cène de Vinci, cette DJ (elle mixe donc de la musique « boum-boum-boum » dans des boîtes, c’est un métier comme un autre), vraiment corpulente, classée chez les LGBTQI++ (*), a reçu des insultes (c’est en principe banal, désagréable mais banal) ; des insultes classiques, et puis des moins classiques, anti-LGBT…etc, anti-gros, antisémites » (elle est juive), et des menaces de mort.

Quoi de plus con et lâche que ces anonymes menaces de mort ? si tous les gens que j’ai voulu voir « claquer » à mes pieds avaient suivi mes consignes muettes, cette Terre serait nettement moins peuplée ! mais ce sont des choses qu’on garde pour soi, ça. Où irait-on ? Mais voyez : les insultes anti-Juifs sont punies par la Loi, les insultes homophobes aussi ; c’est donc « bordé » de ces deux points de vue, quoi qu’on puisse penser de ces interdits. Mais « grossophobe » ? pas encore. Il y a là une lacune, une béance juridique : qu’attendent nos élus pour faire en sorte qu’on punisse explicitement l’insulte aux gros ? aux petits (« nabot » , monsieur Sarkozy en sait quelque chose), aux trop maigres, aux bègues, aux bossus, aux yeux chassieux ? aux boîteux, aux chauves, aux gros nez, à l’acné juvénile ? aux fesses osseuses ?

Brocardant un camarade de classe du CM1 un peu enveloppé, j’ignorais que « bouboule » était une insulte grossophobe. Des décennies plus tard, j’en suis encore contrit, et tout tournebouboulé.

Tibert

(*) J’en ai probablement oublié, j’en suis désolé. Les 26 lettres de l’alphabet n’y suffiront bientôt pas.

Travers nationaux, suite

( On sait que les J.O. nous offrent une parenthèse politique, le gouvernement démissionnaire ne gérant que les affaires courantes ; mais au NFP on a du mal à respecter la trêve olympique (*) : madame Castets, huppée mais obscure fonctionnaire énarque et de gauche – ça existe, donc – ointe de l’onction mélenchonesque-LFI et des seconds couteaux PS-PC-Verts, fait comme si on lui devait le poste de monsieur Attal… un bel article du Monde narre ses efforts divertissants pour occuper le terrain… je ne résiste pas à citer ici la réaction savoureuse d’un lecteur de cet incontournable canard ex-objectif. Voilà…

« Obliger Emmanuel Macron à la nommer première ministre : toute la vacuité de la gauche tient dans cette phrase. Infoutus de comprendre la Constitution, infoutus d’admettre qu’avec moins de 1/3 des sièges on n’a pas gagné et on n’est pas légitime, et pire que tout, infoutus de sortir de leur radicalisation pour négocier une majorité de gouvernement avec les autres forces politiques. Des nuls.  » Je serais assez d’accord.

Mais autre chose : Un papier de la revue Transitions et énergies – ça n’a pas le tirage de Voici-voilà ou de Marie-Patch – pointe ce travers pathétique et bien français : « Véhicules électriques et vacances: l’incivilité règne aux bornes de recharge  » . Eh oui ! quand on a imprudemment, séduit par les sirènes écolos-vertes et les primes, acquis une voiture électrique… las, la dure réalité veut qu’il faille, disons tous les 250-300 km maximum, recharger la bête… quand le plein de super prend 2 minutes, il faut 3 bons quarts d’heure pour remettre potablement ses batteries à niveau ! Mais voyez :

«  certains automobilistes passés à l’électrique n’hésitent pas à monopoliser les bornes et recharger leurs batteries jusqu’à atteindre 99%, sachant qu’il faut généralement deux fois plus de temps pour passer de 80 à 100%, que de 10 à 80%. (…) On trouve même des hybrides rechargeables aux bornes rapides, ce qui n’a aucun sens…  » . L’article évoque même un souhaitable Guide de Bonne Conduite… qui n’a aucune chance, s’il voit le jour, d’être appliqué ! autant pisser dans un violon. C’est bien de chez nous, ça… j’y ai droit, môssieu ! z’aviez qu’à arriver avant moi !

Tibert

(*) A zapper par ci par là sur les chaînes nationales de la télé, le chauvinisme hurlant, l’adulation extatique de nos sportifs, les transports des foules, les dithyrambes des journaleux, qui tartinent à l’envi… c’est obscène, carrément. Que le meilleur gagne, et basta !

Rogues et rapias

( Un article de Ouest-France, traitant d’un des auteurs de l’incendie criminel qui a fait récemment sept morts dans un immeuble, sur fond de rivalités pour un point de deal : « Le jeune homme de 17 ans dit avoir été rémunéré pour proférer cet acte » . On profère un acte, maintenant… ayant ainsi perpétré son article, le brillant scrivaillon de l’Ouest est allé se découdre un moment de détente et craindre un demi de bière au bistrot du coin. La précision des termes : tout est là ! )
Et puis un court reportage vidéo de La Montagne nous donne à voir le vertige des prix « Spécial J.O.  » à Paris. On sait que la capitale est plutôt très chère à vivre, qu’on a un mal fou à y trouver où pisser, qu’on peine à arracher un sourire, un geste aimable aux autochtones – dame, la vie y est rude, on ne se fait pas de cadeaux ! Pas de cadeaux, justement, on pressure donc le touriste, et l’habitant imprévoyant par la même occasion : le jambon blanc-beurre-feuille-de-salade-rondelle-de-tomate à 12 euros, le ticket de RATP à 4 euros (*), le litre d’eau à 6,80… le reste à l’avenant. C’est un détestable travers de nos commerçants, de nos élus, de nos politiciens – de tous bords, et à gauche c’est sans limite, s’ils pouvaient taxer à 105 % ils le feraient ! Nous soutirer des sous, du fric, du pognon. Champions olympiques du vide-poches, les Français.

Tibert

(*) Merci madame Pécresse ! et rappelons cette aberration séculaire qui interdit à un client des bus parisiens, muni de son ticket régulièrement acheté, d’utiliser le métro en correspondance pendant un temps limité, et réciproquement… « C’est pas la même boîte, vous comprenez ! z’avez qu’à acheter une carte d’abonnement ! » .

Miam miam glouglou

( Le Chef en chef du Hamas éliminé, et à Téhéran ! on n’a pas les détails de la chose, mais déjà les Iraniens s’étranglent d’indignation, on l’a assassiné, c’est forcément Israël, ce crime lâche ne restera pas impuni, gnagnagna… lâcheté ? c’est assez gonflé, quand, sous les ordres de ce type, on a assassiné plus de 1.000 personnes le 7 octobre dernier et pris des centaines d’otages, pour la plupart des civils paisibles. C’est somme toute une fin logique pour un homme qui n’a jamais cru qu’en la violence, et l’a érigée en doctrine. Ce qui n’enlève rien à la légitimité d’une nation pour les Palestiniens ; mais avec les extrémistes aux manivelles, et des deux bords, c’est quasiment mission impossible. La paix n’a jamais été aussi loin, et nous le payons tous – chez nous aussi, et tous les jours. )

Mais je lis que MacDo, Burger King… et d’autres utilisent de plus en plus les méthodes assez « rentre dedans » de certains sites de vente en ligne chinois genre « T’es mou » , loteries, bons de réduction, cartes de fidélité, serviettes de plage… on ne va pas se cacher la dure réalité, la bonne bouffe est derrière nous, les amis. La Nouvelle Cuisine, chère, chichiteuse et prétentieuse nous a d’abord mis un sale coup (*), les bistrotiers négligents et / ou rapaces ont enfoncé le clou, et les dernières vis au cercueil de la Cuisine Française, c’est l’envahissement de la NéFaste-Foude, avec ses petits pains ronds empilés trop haut pour les mâchoires, ses lamelles de mouton-dinde à la turque sur gril vertical rotatif, ses galettes de pâte à pain, diamètre 26 cm (environ 10 pouces 4/6), garnies de sauce tomate et d’échantillons de ce qui traîne sur le comptoir, deux anchois, une olive, quatre câpres, du fromage râpeux et râpé, trois lamelles de jambon, le tout passé au four. On a sa carte de fidélité de chez MyDarlingBurger, maintenant, et donc on va y bouffer ! pour gagner un bob estampillé de la marque, ou un cookie gratuit. Avec un soda et des frites, what else ? C’est assez exaltant…

Notez, en principe on doit y utiliser des couverts et du matériel recyclables, maintenant. De la bouffe, de la graille, de la boustifaille, disait-on jadis, oui, mais, dans du Limoges !

Tibert

(*) Le service « à l’assiette » (c’est plus jouli, on peut faire des motifs décoratifs) a tué la générosité des plats ; l’assiette, de plus en plus grande et de plus en plus déserte, avec ses « petits légumes » aux points cardinaux ; enfin, l’inévitable traînée de supposé vinaigre balsamique, ou sauce machin – de chez TroMé, c’est tout prêt – zébrant le tout.

Surdose

( Des abrutis malfaisants ont entrepris de saboter consciencieusement les quatre rameaux du réseau SNCF-TGV : ils ont réussi un 3 / 4. Mais ils ont tout loupé : de une, qu’on les gaule, nous sommes nombreux à le souhaiter ardemment ; on saura quel mobile crapuleux ou débile les animait, agents d’une puissance étrangère chargés de mettre le bazar, « ultra-gauche » (*) désireuse de précipiter le Grand Soir, « écologie » à la graisse de chevaux de bois. Dans ce dernier cas, c’est encore plus débile : les co-voiturages, les avions, les taxis, les… et les moyens mis en oeuvre pour réparer ont produit de l’empreinte-carbone, je ne vous dis que ça ! De deux, ils ont réussi à re-souder les Français… à les re-souder contre eux, du moins. )

Et puis, comme moult badauds, j’ai regardé un bon moment à la télé, et au sec, LA cérémonie des J.O. Que c’était long ! Deux fois trop long, je suis allé me coucher sans attendre la fin. De bons trucs, un magnifique (mais trop long) cheval au galop sur la Seine, des trouvailles, le piano en feu (déjà vu au Puy-du-Fou) avec le tube obligé de Lennon… mais ce radeau à damier avec les danseurs « inclusifs » se secouant comme des malades sur une sono de primates : interminable, et très moche. Moche, la femme à barbe « inclusive » , moches, les fringues des mannequins, moche, le chanteur adipeux peint en bleu et quasi nu. C’est la France, c’est nous, ça ? eh ben c’est pas beau. Et bien trop long.

On a eu droit en particulier à quelques délicatesses particulières, une Marie-Antoinette décollée façon « Samuel Paty » , ah quel esprit ! et puis ce jeu de mots laid, « la Cène » = la Seine : vous suivez ? la Cène « LGBTQI++ compatible » , qui se fichait de la chrétienté. Ma foi, on est un pays laïc, pas vrai ? le blasphème n’y existe pas, juridiquement parlant. Et, notez, c’est bien moins dangereux que de se moquer de l’Islam. Ce serait d’ailleurs de l’islamophobie : inadmissible ! odieux ! un délit, carrément.

Tibert

(*) Délicatesse du vocabulaire Bonne-Pensée : on dit « extrême-droite » (alias Les-Jours-Les-Plus-Sombres, Peste-Brune, Fachos…) mais à l’opposé (supposé) on dit « ultra-gauche » , car le terme « extrême-gauche » est déjà pris, pour des formations propres sur elles, honorablement connues, au dessus de toute critique 😉

Majoritair…minus

Citation de monsieur Coquerel, de chez LFI-Circus (UN évènement par jour) : «  … Lucie Castets qui est la Première ministre proposée par la coalition majoritaire dans ce pays » . Hélas pour lui et pour la coalition en question – tant mieux, pour des tas d’autres – majoritaire ne signifie pas qu’on a la majorité. Disons qu’on a, en l’occurrence, un bon tiers du morceau. Il en manque… largement plus de la moitié ! Mais, forts de ce bon tiers, les coalisés exigent, ordonnent, et la pressentie, Castets et non Castex, jusqu’ici discrète grosse pointure fonctionnaire énarque à la mairie de Paris, donc de gauche, forcément – elle y tient paraît-il les cordons de la bourse, c’est dire ses immenses compétences et mérites 😉 – s’y voit déjà : « Macron doit me nommer Premier Ministre (*)  » . Non mais !… alors, ça vient ?

Je poursuis sur les conceptions de ladite éventuelle – et trop sûre d’elle – Premier(e) Ministre, interrogée sur la façon dont elle allait s’y prendre pour trouver 287 députés prêts à voter les textes – allez hop, tout le programme – de son imminent gouvernement. Le Monde nous tartine quelques citations : « Il n’y a pas de coalition possible entre des personnes qui pensent qu’il faut financer davantage les services publics et ceux qui pensent qu’il est urgent de réduire les moyens » . Tout est dit là, de la bornitude bien française de nos élites, de leur dogmatisme délétère, des schémas théoriques où ils sont embousés, et qui nous tueront.

Mais si mais si, il y a moyen de discuter, de dialoguer, sans se traiter de noms d’oiseaux. Dans moult pays ça se pratique, on arrive à confronter les points de vue et à se mettre d’accord, avec pragmatisme, car on ne méprise pas l’ « adversaire » ; on n’est pas guidé par les lendemains qui DOIVENT chanter, par le bonheur OBLIGATOIRE de l’Humanité, par des dogmes du 19ème ou 20ème siècle, par les eldorados cubain, vénézuélien ou autres. Les « personnes qui pensent que... » sont, en fait, susceptibles de penser autre chose, de changer d’avis, si c’est pertinent. Il n’y a que les imbéciles – et les politiciens coincés dans leurs certitudes – qui ne changent jamais d’avis, c’est bien connu.

Allons, chers élus (c’est une figure purement stylistique) montrez-nous donc ce dont vous êtes capables : parlez-vous ! et d’abord pour le bien de ce pays, que vous chérissez, n’en doutons pas. Sans vous étriper, et pas seulement à la buvette de l’Assemblée Nationale.

Tibert

(*) ou Première, je n’ai pas la citation exacte. L’un ou l’autre se dit, ou se disent.

Extrême, ou de rupture

( La manif – les manifs, plutôt, car ça s’est fait par épisodes – anti-bassins/bassines dans le Poitou-Charente a reproduit les débordements violents obligés, nécessaires à toute manif correcte : on a cassé, incendié, pillé. Comment, en effet, côtoyer sans une juste colère, au hasard des saccages et embuscades avec les CRS, ces temples insolents de la consommation capitaliste que sont les supérettes ? allez hop, on casse, et, hasard propice, il y a un rayon d’alcools ! Mais le standard, c’est la poubelle qu’on incendie, c’est rigolo. Une manif sans poubelle incendiée, c’est un repas sans fromage, aurait dit mon grand-père. Alors je pose cette question, humblement, mais qui me lancine : quel inventeur du Concours Lépine nous sortira la poubelle ininflammable ? hein ? c’est ça qui serait bien. Je vous laisse y travailler. )

Et puis le Lider Maximo (*) en sous-chef, monsieur Bompard, du LFI-Circus, énonce et résume la stratégie de son N+1 pour les années à venir : la Présidentielle à venir – 2027, au plus tard (**), et si possible plus tôt, Macron pousse-toi de là – où, forcément, ce serait le duel au 6-coups, la scène obligée et nécessaire, Henri Fonda « Blue Eyes » contre « Harmonica » Charles Bronson , en l’espèce la Marine contre JLM : « l’extrême-droite contre la gauche de rupture » , je cite monsieur Bompard. Extrême, donc, contre « de rupture » … et les autres, au milieu ? plouf, ils auront disparu. Le truc, ce serait, donc, de manoeuvrer pour nous mettre face à cette improbable et sinistre affiche bipolaire. Exaltant, non ?

Mais « de rupture » , de rupture… avec quoi ? pour rompre, il faut être deux, ou qu’il y ait deux bouts, pour que ça casse au milieu. On ne nous dit pas avec quoi ou qui, la rupture. Nous restons ainsi dans le flou, et c’est bien ennuyeux… je gage néanmoins que l’auteur de la citation sait, lui, où ça va casser, et plus loin que ça.

Tibert

(*) à propos de Lider Maximo : monsieur Maduro, celui du Vénézuela, référence très appréciée de notre immense Chef Insoumis Mélenchon, a « promis un bain de sang » s’il ne gagne pas les élections [présidentielles] : c’était au cours d’un mitingue ces derniers jours. Courrier International vous en dit plus, par exemple, que « ...les arrestations d’opposants se multiplient dans le pays à l’approche de l’élection présidentielle » . Super, donc, le Vénézuela, chaudron chéri, étoile polaire de notre « gauche de rupture » .

(**) Il aurait presque 76 ans, donc en pleine possession de ses moyens, pour aller possiblement jusqu’à ses 81 ans, âge, où, hélas, diminué, on a intérêt à renoncer au profit du / de la Vice-Président(e). Un seul mandat, donc ? bof, un Lider Maximo, ça se prolonge. Voyez Franco, Mao…